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Ouzbékistan

Voilà donc le tant attendu Ouzbékistan, premier pays d'Asie centrale que je visite. Fort d'une population de près de 35M d'habitants aujourd'hui (wikipédia n'est pas très à jour), l'Ouzbékistan est le seul pays du monde avec le Liechtenstein (mais il ne compte pas vraiment lui) à être doublement enclavé (oui Sam, je lis aussi wikipédia ;) ), c'est-à-dire qu'il faut traverser deux frontières d'Etat pour accéder à l'océan. Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'eau, simplement on ne leur vendra pas de sous-marins et de porte-avions...ou si c'est le cas, il faudra se poser des questions!

Les étoiles du drapeau ouzbek représentent les 12 provinces du pays.

 

Des anciennes républiques soviétiques indépendantes depuis 1991, l'Ouzbékistan est sans doute le pays le plus riche culturellement. Sa position stratégique entre l'Europe et l'Asie a contribué à enrichir le pays depuis des siècles (pas que culturellement), depuis que Boukhara et Samarcande sont devenues les villes les plus incontournables de la route de la soie. Dès qu'on parle de l'Ouzbékistan, c'est la route de la soie qui vient effectivement à l'esprit, rendue célèbre par Marco Polo, ce non moins célèbre marchand vénitien!

Cela étant dit, l'Ouzbékistan actuel n'a pas encore réussi à se développer à hauteur de son potentiel. Disposant d'un attrait touristique fort, mais surtout des plus importantes ressources naturelles recherchées (cuivre, uranium, pétrole, gaz), l'Ouzbékistan a largement de quoi devenir un pays riche. Des réformes politiques doivent être amorcées pour aller dans ce sens, à considérer que l'enrichissement est une fin en soi bien entendu.

En attendant, la monnaie locale est le sum et particulièrement faible : 3000 sums = 1 dollar

Paye ta monnaie de singe!! Bref, je serais millionnaire si j'habitais là-bas! D'ailleurs, en y pensant, un salaire mensuel d'expatrié se paierait en millions de sums...pourvu que ce ne soit pas du cash! A vue de nez, vous avez à peu près 60 euros sur la photo précédente!

 

Pour revenir un peu sur la géographie du pays, l'Ouzbékistan est connu pour d'autres raisons que la route de la soie. Vous avez la mer d'Aral à l'Ouest dont la catastrophe écologique nous est enseignée dans nos manuels de géo (je reviendrai dessus plus tard), et la vallée du Ferghana à l'Est. Cette dernière est source de nombreuses tensions entre l'Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. La création des ces pays lors de l'éclatement de l'URSS a repris le découpage réalisé précédemment sous Staline, mais à une époque où des frontières virtuelles n'avaient pas d'incidence comme aujourd'hui où on a des frontières réelles! A l'instar de ce qui s'est fait dans les Balkans, on retrouve des Ouzbeks au Kirghizistan et au Tadjikistan, et inversement. Du coup, pas moins de 7 enclaves existent autour de cette vallée. Vous comprendrez donc les tensions qui y règnent et pourquoi les frontières sont minées et très surveillées, et donc déconseillées aux touristes. Cela a occasionné un réaménagement territorial des infrastructures afin de contourner les frontières. Ajoutez à cela des problèmes de gestion de l'eau des Kirghizes selon les Ouzbeks (qui ne sont pas forcément irréprochables dans le domaine), on n'est pas encore proche d'une grande amitié entre ces pays.

Pour ne rien arranger, des mouvements islamistes sont présents dans cette zone. Là-dessus, les Russes et les Chinois sont extrêmement vigilants car peu adeptes des mouvements indépendantistes. D'une part ils lorgnent sur les ressources locales, notamment ouzbeks, et d'autre part la Chine n'a pas franchement envie de voir le Turkestan chinois se soulever. On ne va pas s'en plaindre.


Publié à 09:54, le 18/05/2014, Ouzbékistan
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A l'est de Tachkent, on retrouve le réservoir Tcharvak entouré des montagnes kazakhs et kirghizes, histoire d'aller respirer le bon air.

Vous me direz, on a pareil en France ou en Suisse, si ce n'est mieux, mais bon, c'est toujours joli ces paysages de montagnes! Un peu de nature, ce n'est pas forcément ce à quoi on pense quand on va en Ouzbékistan, sinon le désert!


Publié à 13:27, le 15/05/2014, Ouzbékistan
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Ouzbékistan

Khiva est située dans la région autonome ouzbek du Karakalpakistan...Oui c'est un peu long.

Il se trouve qu'il existe des forteresses, ou plutôt des ruines d'anciennes forteresses, dans la steppe désertique voisine. J'ai vu Topraq Qala et Ayaz Qala, dont l'histoire reste assez approximative. On estime qu'elles datent du IIIème ou IVème siècle.

Voici donc Topraq Qala sous la neige :

Je plaisante, ce n'est que du sel! wink

Drôles d'oiseaux (si vous connaissez l'espèce, je suis preneur!) :

Belle palette de couleurs dans ce coin-là!

Et Ayaz Qala, la plus grande :

 


Publié à 16:11, le 9/05/2014, Ouzbékistan
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Vous avez eu assez de madrasas, l'Ouzbékistan mérite aussi le détour pour la nature, ce qui est beaucoup moins connu.

Et il y a de la faune!

Sorte de chien de prairie

Le rollier que j'avais déjà photographié au Zimbabwe.

Un bousier


Publié à 16:42, le 8/05/2014, Ouzbékistan
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On a vu précédemment le lac Tchervak à l'est de Tachkent, mais il y a aussi le lac Aydar au centre nord du pays, non loin de la frontière kazakh.

Le lac n'a rien d'extraordinaire, mais il n'y a personne, vous avez cet immense lac pour vous tout seul, ça change de la côte d'Azur!

C'est pas des Ouzbeks là!

Et la route qui va vers Boukhara n'est pas vilaine non plus :

Les champs rouges de coquelicots!


Publié à 19:53, le 7/05/2014, Ouzbékistan
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Ouzbékistan

Et dans la nature, on compte aussi la mer d'Aral à l'extrême nord-ouest du pays, j'y arrive enfin. Expédition depuis Moynaq, l'ancien port de la mer d'Aral, cette mer dont on a détourné les fleuves qui alimentaient la mer pour l'irrigation des champs de coton, et qui a quasiment disparu. Ca n'empêche pas la culture du coton de se poursuivre et la catastrophe écologique de continuer.

1960 / 1970 / 1990 / 2000

2009 :

Il est fascinant de constater comment les Ouzbeks / Russes éludent la part de responsabilité qu'ils ont eue dans cette affaire. En même temps ils ne comptent pas changer pour autant de ligne de conduite, car l'Ouzbékistan est le 2ème exportateur de coton du monde. Pour ne rien arranger à l'affaire ils ont trouvé du gaz dans l'ancien lit de la mer d'Aral, donc on n'est pas prêt de revoir la mer d'Aral des années 60 étant donné qu'ils peuvent obtenir du gaz en exploitation "on-shore"! C'est moins coûteux. L'environnement a un prix. Ils vous diront qu'ils ont réussi à retrouver du boulot pour les gens qui vivaient des ressources halieutiques, qu'une petite amélioration est constatée côté kazakh, etc...Un beau lot de consolation.

Et dire qu'après ils vous parlent d'écologie, ne pas gaspiller l'eau dans les salles de bains, etc...A côté de ça, ils passent leur temps à arroser les trottoirs pour enlever la poussière ou le sable de ce pays désertique, ils nettoient fréquemment leurs voitures, et j'ai même vu un militaire arroser la cime des arbres bordant le Régistan avec les tuyaux d'arrosage des pompiers...On ne peut pas dire qu'il y ait une prise de conscience écolo en Ouzbékistan. Du reste ils ne manquent pas d'eau, c'est donc bien une action délibérée. Ceci dit les exploitations de coton subissent un peu le revers de la médaille, car l'assèchement de la mer d'Aral a laissé beaucoup de sel sur le sol, et le vent aidant, les champs de coton en prennent pour leur grade.

NB pour les aficionados de l'environnement, la pratique de la culture sur brûlis est très répandue dans le pays. De la culture extensive, encore un loupé pour l'environnement.


La mer d'Aral ou presque, elle s'est retirée de plusieurs centaines de kilomètres


Publié à 17:05, le 6/05/2014, Ouzbékistan
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C'est à Moynaq que se trouvent les fameux bateaux que je voulais voir absolument, tous alignés (et non éparpillés dans le désert contrairement à ce que je croyais).


Publié à 17:43, le 5/05/2014, Ouzbékistan
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Ouzbékistan

Aller voir la mer d'Aral, ce n'est pas s'arrêter à Moynaq comme la plupart des gens le font. Car il en reste bien un bout malgré tout, mais il faut traverser une longue distance avant d'y parvenir en passant sur le plateau d'Oust-Ourt qui borde la mer d'Aral.

Et il faut y aller en 4x4 pour aller camper sur place si on veut mettre les pieds dans l'eau.

Et la voilà, il n'y a qu'à demander.

J'ai bien trempé les pieds mais c'est très vaseux. Prévoir de quoi se laver les pieds et les essuyer!


Publié à 17:54, le 4/05/2014, Ouzbékistan
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Le truc, c'est que pour s'y rendre il faut traverser le plateau de l'Oust-Ourt, un plateau semi-aride où le paysage reste le même pendant des heures. C'est clairement déprimant, c'est donc déconseillé aux dépressifs et aux fans de Mylène Farmer.

Mais bon, ça vaut le coup, on a profité d'un beau lever de soleil sur la mer d'Aral :


Publié à 18:13, le 3/05/2014, Ouzbékistan
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Mais le must du must, ce qui vaut encore plus la peine de traverser le plateau de l’Oust-Ourt, c’est un canyon creusé au bord du plateau, un des sites les plus extraordinaires et inattendus d’Ouzbékistan (pour pas dire du monde). Les images parlent d’elles-mêmes :


Publié à 18:28, le 2/05/2014, Ouzbékistan
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Voilà, c'est fini pour l'Ouzbékistan, un beau pays qui réserve pas mal de surprises!

Y avait même des vélociraptors :

Les grandes eaux de Samarcande :


Publié à 18:40, le 1/05/2014, Ouzbékistan
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